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Publié le par Alexandre Roux
Ko ko ko, ko Koala

Ah oui, si je vous dit Koala, vous penserez sans doute à ces jolies photos de touristes portant ces jolies boules de poiles dans des refuges pour la vie sauvage et autres zoos. Ou alors, vous penserez sans doute à ces animaux farouches qui vivent au fin fond de l'Australie, cachés dans des arbres inaccessibles.

Et bien ce n'est pas forcément une mauvaise vision de la chose, mais il faut savoir qu'il n'est pas nécessaire de payer l'entrée d'un zoo ou de partir en expédition dans le bush pour côtoyer, de près, ces jolies peluches vivantes.

Pour ceux qui ne voient pas ce qu'est un Koala (Phascolarctos cinereus), voici un petite chanson qui traite magnifiquement bien le sujet:

https://www.youtube.com/watch?v=mzUqkqS-WHA

Bon d'accord, puisque vous insistez je vais vous dire comment faire !

Alors en premier lieu, il faudrait savoir où chercher, et là ce n'est pas très compliqué.
Un gros Eucalyptus bien garni fait parfaitement l'affaire, d'autant plus s'il se situe proche d'un panneau routier vous signalant la présence de Koalas (ben oui si on est aidé c'est déjà plus simple).

Attention, il y a beaucoup de panneaux de ce genre pour très peu de chances de croiser un Koala, une recherche sur internet permet parfois d'avoir plus d'indices.

Observé en bord de route
Observé en bord de route

Nous sommes donc dans la banlieue de Brisbane, sur la commune d'Ormiston, réputée à faible échelle (par ceux qui s'intéressent un peu à la faune sauvage) pour ses Koalas.

Les bords de route sont gardés par de gros Eucalyptus dans lesquels il est aisé d'imaginer un petit Koala perché. Ce qui est parfois le cas !

Je sens qu'une question vous brûle les lèvres ! Pourquoi donc dans les Eucalyptus?
Oui c'est certain, une grande quantité de feuilles d'Eucalyptus est toxique pour la plupart des organismes vivants, mais fort heureusement notre ami Koala est tolérant à cette toxine et il se gave donc de ces feuilles ! Du moins, quand il ne dort pas, car un Koala, ça dort et ça dort et ça re-dort !

Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Zzzzzzzzzzzzzzzzzzzz

Ko ko ko, ko Koala

Vous venez de trouver un Koala, alors usez de patience, c'est un animal sauvage qui, comme dit précédemment, est un gros dormeur. Mais par chance, il lui arrive parfois de manger !
Et comme toutes les feuilles d'Eucalyptus ne sont pas à portée de bras de Koala, il lui faut bien souvent bouger.
Dans un premier temps, un Koala qui se repose baille régulièrement et fait de petites crottes à n'en plus finir (oui c'est véridique !). Il arrive pourtant un moment où il va sans aucun doute se décider à bouger. Si ce n'est pas pour se gratter, vous aurez alors peut être la chance de le voir descendre de sa branche, se rapprochant considérablement de vous, pour en visiter une autre. S'il n'est pas très farouche, il vous lance tout de même quelques regards inquiets, ne sait-on jamais !

Le Koala étant un animal sauvage, il ne suit pas de routine semblable à celle exposée ici, je ne vous fait part que d'observations personnelles sur une population quasi urbaine (et pourtant méconnue).

Miam, une bonne feuille toxique d'Eucalyptus !

Miam, une bonne feuille toxique d'Eucalyptus !

Ko ko ko, ko Koala
Elle est pas mignonne cette petite peluche vivante?

Elle est pas mignonne cette petite peluche vivante?

Bref, tout ça pour dire qu'il n'est pas toujours utile de dépenser son argent dans des parcs animaliers pour s'en mettre plein la vue, la nature est un immense terrain de jeu pour la faune sauvage et vous réserve davantage de surprises !

Pensez-y !

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Publié le par Alexandre Roux

Quel monde merveilleux que celui qui nous fuit sans cesse, celui qui nous échappe, qui a appris à s'épanouir hors de notre vue.
Et pourtant il est bien là, non pas à l'autre bout du globe mais tout autour de nous... et pour ceux qui volent à sa rencontre, il est toujours mystérieux et imprévisible.
Ce monde, c'est celui de la nuit.

Il y a dans nos contrées des ombres et des bruits qui percent le silence et la quiétude nocturne dans laquelle nous sommes réfugiés. Et parfois il arrive qu'au détour d'un virage, les ailes de la nuit se montrent l'espace d'un instant.
Si la nuit avait des ailes? Mais elle en a !

Si la nuit avait des ailes

Le seigneur

Lorsque le soleil s'enfui et que la lune devient alors la seule lumière que nous puissions apprécier, il arrive parfois, qu'au fin fond d'une forêt ou au pied des reliefs résonne un chant puissant. Puissant par le volume, puissant par la portée mais surtout puissant par cette ivresse qui envahit le corps de l'Homme lorsqu'il sait reconnaître dans ses notes le chant du plus grand hibou de la planète. Celui que l'on appelle le Grand-Duc d'Europe et qui chez les oiseaux est un bien grand seigneur à tel point que personne n'espère le croiser.

Sa silhouette haut perchée tout là-haut sur un arbre impose un grand respect à tout ceux qui la voient. Son vol est une ombre furtive que l'on ne voit qu'une fois avant de ne plus qu'entendre raisonner le chant du seigneur des forêts.

Grand-Duc d'Europe (Bubo bubo)

Grand-Duc d'Europe (Bubo bubo)

Si la nuit avait des ailes

Le prince

Comme dans tout comte il y a un beau prince, il y a chez les hiboux une espèce qui mérite, de par son élégance, le titre susnommé.
Le Hibou moyen-duc n'est pas un grand seigneur et il est par ici commun et répandu mais comme bien d'autre d'ailleurs il est bien sympathique. Les ailes de la nuit ne sont que furtives et le prince a l'audace parfois d'oser un peu, un face à face avec ceux qu'il ne côtoie pas, car ils sont des âmes diurnes.

Son regard profond vous traverse le corps et vous voilà alors face au prince de la nuit qui disparaît enfin sans faire le moindre bruit.

Si la nuit avait des ailes

Mélodie nocturne

Lorsque le jour n'est plus vient un royaume méconnu mais bien apprécié, celui du silence. Néanmoins, le silence est un luxe auquel je n'aspire pas, car j'aime à entendre chanter la nuit.
C'est un chant mélodieux qui brise les ténèbres et qui envoûte parfois ceux qui savent écouter, ceux qui se font bercer par cette cantatrice nocturne. Chouette hulotte, c'est le nom que l'on a donné à la castafiore des forêts.

Dans le clocher qui carillonne
La chouette effraie n'effraie personne
Je la regarde et je l'espionne
Dans son nid entre les colonnes

Si j'étais un petit mulot
Je montrerais moins de culot
Je filerais incognito
Sous un tracteur ou une auto

Et si j'étais une grenouille
Je tremblerais j'aurais la trouille
Je m'en irais en sautillant
Me réfugier dans un étang

Mais moi je la trouve trop belle
Le soir quand elle ouvre ses ailes
Je vois son coeur sur son visage
Un coeur de neige et de plumage

Si la nuit avait des ailes

L'ange

La dame blanche, d'une pureté sans pareil, celle dont le vol est un ballet et les plumes sont une toile de maître. La Chouette effraie chante sa douleur dans la nuit, car elle a bien longtemps été persécutée pour avoir voulu être la gardienne des clochers ou de quelques cimetières. Jadis considérée comme oiseau de malheur, elle est aujourd'hui celle dont le visage prend la forme d'un coeur.

Il y a dans le royaume de la nuit, une place particulière pour un oiseau si gracieux qu'on croirait voir un ange. Mais les anges sont trop saints pour voir que les Hommes transforment leur paradis en un vrai champ de mines. Chaque route est un obstacle qui pour l'ange de la nuit est parfois celui de trop.

Effraie des clochers (Tyto alba)

Effraie des clochers (Tyto alba)

La nuit a donné des ailes à un seigneur et un prince.
La nuit a donné son corps à un ange.
Et la nuit a donné sa voix à un oiseau d'opéra.

Si la nuit avait des ailes...

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Publié le par Alexandre Roux

Chaque matin, se joue cette même scène
Chaque matin, les lumières s'éteignent
Chaque matin, la vie prend ce gout de miel
Car chaque matin, le soleil vient pour peindre le ciel

Comme il est triste de ne pas regarder
Comme il est beau de s'en émerveiller
Comme il est simple de ne pas aimer voir
Mais comme il est aisé de s'en émouvoir

Chaque matin, sonne une douce symphonie
Chaque matin, les oiseaux chantent la vie
Chaque matin, ils se tuent à chanter
Car chaque matin, nous ne voulons les écouter

Pourquoi nos yeux ne s'ouvrent-ils pas?
Pourquoi le soleil peint si personne ne le voit?
Pourquoi ne pas vouloir essayer d'écouter?
Pourquoi notre cœur empêcherait-ils les oiseaux de chanter?

Chaque matin, la vie est une image
Chaque matin, s'ouvre une nouvelle page
Chaque matin, elle inonde de bonheur
Ceux qui, chaque matin, la portent dans leur coeur

Regardons la magie du tableau
Écoutons un orchestre d'oiseaux
Offrons donc à notre coeur
Une vie, un son, des couleurs !

Et chaque soir, le soleil peint la vie... Chaque soir, son tableau il finit

Et chaque soir, le soleil peint la vie... Chaque soir, son tableau il finit

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Publié le par Alexandre Roux
La symphonie d'une saison morte

Les jours sont courts, les jours sont frais et les jours sont muets.
Nous sommes comme dans un film en noir et blanc sans la moindre bande sonore, bien loin du film d'action. Mais il y a de la beauté partout dans l'hiver pour celui qui voudra bien la voir.

C'est ainsi ici, près de Lyon... Chaque matin est brumeux... Mais lorsque le moment est venu pour les premières lueurs de l'aube, la brume s'efface peu à peu. Certaines matinées nous offrent le soleil et les montagnes dans un festival coloré digne des plus belles cartes postales.

Avec la lumière, vient la vie.

Posez votre regard sur un lac, vous y verrez la diversité de la vie à travers ses plumes.
Le Grand Cormoran sèche ses plumes avant de retourner à la pêche, les Fuligules morillons et milouins, fidèles au poste comme chaque hiver, se réveillent paisiblement.
Si les oiseaux chanteurs manquent à l'appel, le son de l'étang compose la symphonie de l'Hiver.

Si vous jouez de chance, vous apercevrez peut-être l'un de ces oiseaux rares qui s'aventurent si loin de leurs contrées arctiques pour nous rendre visite...
Oh que vois-je? Ne serais-ce pas un Plongeon catmarin?

Plongeon catmatin (Gavia stellata)

Plongeon catmatin (Gavia stellata)

Oui, il y a de la magie en chaque saison si nous apprenons à la voir.
Regardez les nuages, été comme hiver, il ne se passe pas un jour sans que ces nuages ne prennent des formes différentes. Oui, on pourrait s'émerveiller de regarder ainsi chaque seconde de ciel qui n'offre à nos yeux qu'un mélange aléatoire de créativité... mais bien au lieu de ça me voilà inquiété... Car oui, justement, nous ne regardons pas ! Ou plutôt, nous ne regardons plus...

La symphonie d'une saison morte

Nous avons divisé la saisonnalité de la nature en coloris, mais nous ne sommes pas objectifs. Car si l'hiver est pour nous la saison décolorée, la saison morte, c'est que nous ne portons pas attention à ces couleurs qui en font la magie.

Alors nous attendons patiemment, que la journée finisse... Et lorsqu'elle se finit, voyons-nous à quel point le ciel se fait artiste? Car non content de colorier son plafond, c'est toute la vie qu'il arrose de lumières éclatantes.

Les arbres, les rochers, les oiseaux et vous... vous en êtes le reflet !
Quelle magie que de vivre les dernières heures de la journée à travers le plumage d'un Roitelet triple-bandeau.

La vie est une carte postale !

Chaque jour compose son lot de cartes, de vie, et d'émerveillement.
Il faut de la pluie pour apprendre à voir le soleil.

La symphonie d'une saison morte

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Publié le par Alexandre Roux
Publié dans : #printemps, #maures, #orchidées, #tortue, #rainette, #diane, #papillon, #tulipe
Et si on revenait voir le printemps?

Ah la douceur de l'hiver nous ferait presque penser à un mois d'avril !
Seulement voilà, nous n'avons de printanier que les températures...

Revenons un peu en arrière et allons visiter le Sud. Fermez les yeux...

Vous êtes au beau milieu du mois d'avril, dans l'arrière pays varois, en cet endroit magique que l'on nomme le "Massif des maures". Le soleil illumine toute la région et vous sentez encore une petite brise fraîche vous caresser doucement la joue.

Mais ne gardez pas les yeux fermés ! Cette sensation n'est qu'une facette de ce qui fait le printemps tel que je souhaite vous le montrer.

-> Photo de Diane (Zerynthia polyxena)

"Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encor, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!"

Alphonse de Lamartine

Le printemps, c'est la saison des couleurs ! Et lorsque vous êtes dans une région si belle et si sauvage, il y plus de mille façon de la contempler ! Mais si papillons, sauterelles et autres insectes donnent de la vie à la couleur, il y a par ici, des êtres qui la figent autant qu'ils sont figés eux-mêmes et avec qui le printemps aime à s'en aller.

Ce sont ces belles fleurs qu'on appelle Orchidées, et qui ne peuvent vivre sans l'aide d'un allier. Cet allié est insecte et butine la fleur, c'est lui celui qu'on nomme un pollinisateur.

Ophrys noir (Ophrys incubacea)

Ophrys noir (Ophrys incubacea)

Sérapias négligée (Serapias neglecta)

Sérapias négligée (Serapias neglecta)

Et si on revenait voir le printemps?

Notre épopée colorée à travers les Maures nous offre de belles rencontres et vous serez sans doute surpris de voir quelles merveilles nous trouverons au détour d'un chemin !

La rencontre inattendue avec une Tortue d'Hermann est sans aucun doute l'une des plus merveilleuses choses qui puisse vous arriver car cet animal, derrière son allure solide, est en réalité une créature fragile que l'Humanité précipite à sa parte sans ne jamais y prêter attention.

Tulipe sylvestre (Tulipa sylvestris) ->
Tortue d'Hermann (Testudo hermanni)

Tortue d'Hermann (Testudo hermanni)

Chaque petite rencontre est une grande émotion, et le printemps, c'est la saison des odeurs, de la couleur, mais aussi de l'amour ! Et aucun Rainette méridionale ne vous dira le contraire.

Notre visite s'achève ici, je ne vous ai montré qu'une infime facette de ce que la printemps peut nous offrir ici tant ses fruits sont variés de par leur couleur, leur forme et leur beauté.
Vous devez vous souvenir que derrière ces photos il y a de vrais fleurs et de vrais animaux qui méritent l'attention et un profond respect alors ne laissons pas cette beauté disparaître au profit du progrès pour que toujours ensemble, nous allions admirer la beauté du printemps lorsqu'il vient d'arriver.

Rainettes méridionales (Hyla meridionalis)

Rainettes méridionales (Hyla meridionalis)

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Publié le par Alexandre Roux
Publié dans : #buglosse, #crêpue, #anchusa crispa, #corse, #dune, #sable, #fleur, #nature, #buglosse crépue
Un trésor sur la dune

Je me souviens bien souvent des ces histoires, ô combien nombreuses, de pirates à la recherche de ces trésors enfouis au delà des mers dans le sable des dunes.

En avril dernier, j'ai eu la sensation d'être un peu pirate, car j'ai bien traversé une mer, arpenté les dunes sablonneuses et j'ai également trouvé un trésor !!!

Alors peut-être en effet, que mes trésors à moi ne sont pas faits de pièces d'or et autres bijoux précieux, mais ils en ont toute la beauté et l'infini rareté.

Un trésor sur la dune

C'est en fin de journée, un samedi 20 avril, que je parcourais les dunes du Sud de l'Île de Beauté. Ce nom qui va si bien à la Corse que j'ai coutume de dire qu'elle est la toile de maitre de mère nature. De ses eaux côtière aux sommets de ses cimes, il n'y a pas un cailloux, pas une fleur, pas une rivière qui ne respire pas la beauté.

Le soleil avait peint l'horizon de couleurs flamboyantes. Le jaune embrasse le rouge, les nuages portent en eux la lourdeur de la vie que l'eau offre ici-bas lorsqu'elle atteint le sol.
Ce jour là ne pouvait être que de bonne augure pour offrir à mes yeux tout autant qu'à mon cœur une fleur si rare que de par le monde, il n'y a que 12 endroits où elle pousse encore. Cette fleur a un nom qui ne représente pas la beauté naturelle que la vie lui octroie.

On la nomme, la Buglosse crépue (Anchusa crispa). Endémique de la Corse et de la Sardaigne, on ne la trouvera nulle part ailleurs dans le monde que sur ces 12 dunes où elle survie encore.

J'ai eu l'immense chance de croiser sa route, et bien qu'étant pour elle comme un géant je me suis senti bien petit à côté. Je suis là sur la dune, j'observe la fleur rare, elle qui n'a pas conscience de cet état de fait et qui n'offre à l'Homme, celui qui l'a fait disparaître, rien d'autre que toute sa simplicité, dans cette couleur bleue et ses feuilles bien vertes qui ne demandent que l'eau, la lumière et la paix.

Buglosse crépue

Buglosse crépue

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Publié le par Alexandre Roux
Publié dans : #amphibiens, #nuit, #hibou, #salamandre, #dombes
C'est la fête aux crapauds

L'hiver se termine et même s'il n'est pas encore définitivement parti, le retour du printemps se fait de mieux en mieux sentir et les amphibiens ne se font pas prier pour partir en quête d'un point d'eau où se reproduire !
Beaucoup d'entre eux ne survivront pas à ce terrible voyage...

Je suis parti à leur rencontre, passant quelques soirées en leur compagnie.

Une fois encore, c'est bien souvent sur les routes que l'on fait des découvertes, malheureusement pas toujours en forme (la photo représente des oeufs de grenouille agile expulsés sur le bitume suite à l'écrasement de la grenouille...).

Pour voir des amphibiens vivants, il est préférable de se rendre directement auprès des points d'eau, bien que la migration n'en étant qu'à son début, il est très commun d'en croiser sur les routes tentant désespérément de se frayer un chemin là où d'autres on rencontré la violence de la roue.

Bufo bufo spinosus
Bufo bufo spinosus
Bufo bufo spinosus

Bufo bufo spinosus

Rana dalmatina
Rana dalmatina

Rana dalmatina

Pelophylax kl. esculentus

Pelophylax kl. esculentus

Les premiers à se montrer du côté de la Dombes sont les Crapauds communs (Bufo bufo spinosus) et les Grenouilles agiles (Rana dalmatina) qui sont également les premiers, avec les Grenouilles rousses (Rana temporaria) à rejoindre les points d'eau.

Rana temporaria

Rana temporaria

Rana dalmatina

Rana dalmatina

Rana dalmatina (amplexus)

Rana dalmatina (amplexus)

Rana dalmatina

Rana dalmatina

Si l'on a attendu le mois de mars pour voir s'activer les Anoures, les Urodèles eux sont, pour certains, déjà à l'eau depuis la fin janvier !

Tritons alpestres (Ichtyosaura alpestris) ou encore Tritons palmés (Lissotriton helveticus) paradent déjà, mais cette année, je recherche une autre espèce, le Triton crêté (Triturus cristatus).

C'est une espèce à fort intérêt patrimonial et il est donc très intéressant de découvrir de nouvelles localités pour cette espèce (mieux connaître pour mieux protéger !).

Triturus cristatus (mâle)

Triturus cristatus (mâle)

Triturus cristatus (femelle)

Triturus cristatus (femelle)

Au hasard d'une balade nocturne, notre regard se perd parfois et nous permet de nous arrêter sur la beauté sans égal des voyageurs de la nuit, des plus colorés aux plus majestueux.

La Salamandre tachetée (Salamandra salamandra terrestris) en est un bel exemple. On la surnomme également "Salamandre de feu" car ces dernières s réfugiant dans le bois mort, lorsque les paysans le faisaient brûler, les salamandres s'enfuyaient des flammes sans dommages (le venin corrosif qui recouvre leur corps les protège temporairement des flammes si l'exposition n'est pas trop longue)

Salamandra salamandra terrestris
Salamandra salamandra terrestris

Salamandra salamandra terrestris

L'emblématique et fier Hibou moyen-duc (Asio otus) est lui aussi un représentant de prestige de la faune nocturne. Une rencontre improvisée avec ce puissant rapace nocturne reste un moment d'exception !

Asio otus

Asio otus

Enfin, comme la chance sourit toujours à ceux qui persévèrent, j'ai rencontré ces jours une espèce qui est généralement plus tardive dans la région. Il s'agit du Crapaud calamite (Bufo calamita).

Je n'espérais pas en voir avant la fin du mois de mars... comme quoi, la nature nous réserve toujours des surprises !

Bufo calamita
Bufo calamita

Bufo calamita

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Publié le par Alexandre Roux
Publié dans : #Dorcus, #Petite biche, #insecte, #coléoptère, #humification

Si je vous parle de Lucanidae, le nom qui vous vient à l'esprit est sans doute celui des lucanes, et particulièrement du Lucane cerf-volant. Mais il existe dans cette famille une espèce commune bien mal connue du grand public et qui ne jouit pas vraiment de l'admiration que l'on pourrait porter à un insecte tel que le Lucane cerf-volant.

Cette espèce, c'est la Petite biche (Dorcus parallelipipedus) ou Dorcus.

Dorcus parallelipipedus

Le plus souvent, on trouve ce coléoptère noirâtre sous de grosses souches de bois mort (arbres caducifoliés). Il s'agit en effet de leur habitat de prédilection, qui tend malheureusement à disparaître, entraînant une disparition de l'espèce...

Si la Petite biche est moins populaire que Lucanus, c'est parce que ses mandibules et sa taille sont sans doute moins impressionnants. En effet, la Petite biche dépasse rarement 32mm. La dimorphisme sexuel chez cette espèce est donc relativement discret puisque chez la plupart de Lucanidae, les mandibules du mâle sont bien plus imposants que ceux de la femelle (chez la Petite biche, cette règle se vérifie mais est moins marquée).

La larve de la Petite biche est un gros vers blanc munit de gros mandibules pour jouer pleinement son rôle dans l'humification en tant que digne saproxylophage. Cette larve peut elle-même servir de nourriture à des oiseaux tels que les pics.

Avec un peu de chance, vous pourrez rencontrer cette espèce, d'ordinaire crépusculaire, en activité en plein jour, ou en soulevant une souche de bois mort. La période la plus propice pour en observer se situe entre le mois de juin et le mois de septembre (l'individu photographié ici a été trouvé en novembre !).

Et si vous avez peur de ne pas avoir le temps de l'observer, ne vous inquiètez pas ! La Petite biche est un coléoptère très lent dont la vitesse est parfois même inférieure à celle d'un gastéropode !!!

Petite biche mâle rencontrée le 18/11/2012 au Grand Parc de Miribel-Jonage

Petite biche mâle rencontrée le 18/11/2012 au Grand Parc de Miribel-Jonage

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Publié le par Alexandre Roux

Depuis que j'ai installé mes mangeoires dans mon jardin, je ne cesse de m'émerveiller devant ces petits visiteurs d'un jour... ou de tous les jours pour être franc !

Cyanistes caeruleus

Les mangeoires sont entre autre fréquentées par le Chardonneret élégant (Carduelis carduelis), la Mésange noire (Periparus ater), la Mésange charbonnière (Parus major), le Pinson des arbres (Fringilla coelebs), la Tourterelle turque (Streptopelia decaocto) qui se délecte des graines tombées au sol, et bien sur la Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) !

C'est la visiteuse la plus commune sur les mangeoires, mais aussi la moins farouche, et la plus photogénique ! En petits groupes de 2 à 5 mésanges ou tout simplement en solitaires, il ne se passe pas un quart d'heure sans que je n'en voit une.

En cette période hivernale, un peu de couleur dans les arbres, ça fait du bien !

Mésange bleue fréquentant une mangeoire à arachides

Mésange bleue fréquentant une mangeoire à arachides

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Publié le par Alexandre Roux
Un petit bout de nature en plein coeur de Lyon

Et oui, c'est au beau milieu de Lyon que l'on retrouve parfois les choses les plus étonnantes.

Ainsi, nous ne serons pas surpris d'apprendre qu'un petit jardin est devenu une petit coin de verdure sans pareil faisant le bonheur de la faune et de la flore.

Les buildings entourent ce petit jardin mais la vie y prospère. Ce coin préservé se nomme Cressonnière de Vaise.

Un hotel a insectes a été spécialement conçu pour y accueillir ces petites bêtes et des tuiles soigneusement placées le long d'un mur afin de servir de refuge à des tritons.

Le triton palmé et le triton alpestre en particulier, dont les effectifs battent des records en plein coeur de la métropole.

Les zones humides de la cressonnière, habitats de reproduction pour les tritons et les odonates, abritent un poisson très rare dont il s'agit ici d'une population relictuelle, l'épinochette (Pungitius pungitius).

Suivant cet exemple, d'autres parcs dans Lyon tendent à devenir de plus en plus accueillants pour la biodiversité, et peut-être y retrouverons nous un jour des espèces rares !

Un petit bout de nature en plein coeur de Lyon

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